Lotti Latrous a changé sa vie de femme privilégiée pour aider les plus pauvres: les habitants du bidonville d'Adjouffou en Côte Ivoire. Par ses propres moyens, elle a fondé un hôpital, un dispensaire et un orphelinat. Elle a sauvé ainsi des milliers de vies. Pour ses efforts humanitaires, elle a reçu plusieurs prix. Aujourd'hui elle gère ses Centres l'Espoir à Grand-Bassam.

Lotti Latrous est née en 1953 à Dielsdorf et a passé son enfance à Regensberg dans la région de Zurich. A seize ans, elle désire apprendre le français et travaille alors comme jeune fille au pair à Genève, où elle y rencontre le tunisien Aziz Latrous et avec lui, l'amour de sa vie. Un amour unique, plein de générosité et de respect mutuel.

Lotti Latrous
© Tomas Wüthrich

C'est par le travail de son mari, directeur chez Nestlé, que Lotti Latrous et leurs trois enfants, Sonia, Selim et Sarah, s’installent à Abidjan, la capitale de la Côte d'Ivoire après avoir vécu en Arabie saoudite, au Nigeria et en Egypte.

Au bout de deux ans, Lotti Latrous commence à travailler à l'hôpital « Mère Teresa ». A cette époque, elle mène la vie d’une femme privilégiée avec chauffeur, cuisinier et piscine. Une fois confrontée à la misère d'Adjouffou, l’un des bidonvilles d'Abidjan, elle initie la construction d'un dispensaire avec le soutien de son mari. Ce centre ambulatoire est à peine ouvert lorsque Nestlé déplace à nouveau la famille Latrous au Caire.

Ne voulant pas cesser de s'occuper du dispensaire, Lotti trouve un arrangement avec sa famille: deux mois au Caire et un mois à Abidjan. Au bout de quelques temps, il est évident que l'écart entre la vie du dispensaire dans le bidonville et la vie de famille au Caire n'est plus viable. Il faut prendre une décision douloureuse qui secoue le couple et la famille, sans mettre, pourtant, en danger ni l'un, ni l'autre.

Par la suite, leurs enfants Selim, Sonia, Sarah et son mari Aziz (actuellement à la retraite), sont allés vivre en Suisse et Lotti est restée dans les bidonvilles d'Adjouffou faisant, quelque fois par an le voyage en Suisse pour voir sa famille et les siens venant aussi lui rendre visite assez souvent à Abidjan.

Aujourd'hui, les enfants maintenant adultes mènent leur propre vie. Son mari Aziz vit en Suisse et Lotti vit aussi souvent que possible dans son nouveau centre à Grand-Bassam. Là, elle est soutenue par Aziz ainsi que par une équipe personnelle élargie.

Des prix , des livres, dans les médias

 

  • 2002 Attribution du prix d'Adèle-Duttweiler

  • 2004: Les lectrices du journal allemand «Bild der Frau» élisent Lotti Latrous «femme de l’année».

  • 2004: Parution du livre de Gabriella Baumann-von Arx, Lotti, La Blanche: Eine Schweizerin in den Elendsvierteln von Abidjan, Ed. WerdVerlag, Zürich 2003 (publié en français sous le titre : «Lotti la blanche, une Suissesse dans les bidonvilles d’Abidjan»).
  • 2005: Le peuple Suisse élit Lotti Latrous « Suissesse de l’année » lors des «Swiss Awards 2004» (8 janvier).
  • Parution du livre de Gabriella Baumann-von Arx, Madame Lotti: Im Slum von Abidjan zählt nur die Liebe, Ed. Wörterseh, Gockhausen 2005 (publié en français sous le titre: «Madame Lotti, dans les bidonvilles d’Abidjan seul compte l’amour»).
  • Interview de Lotti Latrous au Journal Télévisé de la RTS (1 décembre)
  • 2007: Sortie du film documentaire «Egoïste – Lotti Latrous» du réalisateur allemand Stephan Anspichler.
  • Parution du livre de Gabrielle Baumann-von Arx, Lotti Latrous : Bangen und Hoffen im Slum von Abidjan. Ed. Wörterseh, Gockhausen, 2007 (publié en allemand seulement).